Promenade chez Marion Wagschal

Les mots-soleil, mots-couleurs et mots-trésors ont été remisés par mes élèves.  Leur boîte de poésie sous le bras, ils sont repartis à la maison, riches d'invisible et de sublime.

 

Cet après-midi, à Joliette, le vent doux défaisait mes cheveux tandis que ma collection d'arcs-en-ciel s'enrichissait d'un spécimen luminescent. Pour peu qu'on se donna la peine de regarder vers le ciel, un halo s'offrait.

 

Plus loin, dans la vielle maison, sur une rue de traverse, qui habite au dessus du luthier?

 

La fenêtre en encorbellement préserve la pudeur des occupants (de l'occupante?).  Une seule adresse, deux étages, mon imagination se traîne les pieds dans les pièces que de vieux rideaux de dentelle fanée empêchent d'espionner plus à fond.  La poussière n'y retombe sans doute plus, seulement bouleversée par un songe.

 

Au Musée d'art de Joliette, j'étais partie à la rencontre de Marion Wagschal.  

 

Détail de Tequila Sunrise de Marion Wagschal.

 

La nuit dernière, je rêvais que je traînais le fauteuil de mon grand-père.  

 

À ne faire qu'en rêve.

 

 

Pour Éric

Pour Nancy

 

Photos: Michelle Courchesne

 

 

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