Dimanche de relâche

11/3/2018

Après sept jours de pratique intense, ça y est, j'y suis arrivée!  

 

La semaine avait commencé avec une pièce de théâtre à laquelle j'assistais accompagnée de mon homme le vendredi soir, l'atelier de Shibori le samedi matin et une réunion de famille touchante qui avait débuté samedi après-midi pour se terminer tard en soirée.  Le dimanche matin, j'avais enfin pu réaliser le but ultime de toute semaine de relâche:

la grasse-matinée.

8h20, quand on se réveille tous les jours à 5h50, c'est le luxe suprême!

 

Dans les jours qui ont suivi, j'ai été attirée, immodérément et sans 

aucune

résistance possible, par le moelleux de mon divan et, soyons franche, par les lumières changeantes de mon écran d'ordinateur. 

 

Le problème avec l'onctuosité de la paresse vacancière, c'est la sensation lancinante de culpabilité qui vient avec.  Ce sentiment me colle à la peau et empoisonne ma liquéfaction vers l'état de courant d'air au ralenti.

 

Heureusement que, dans ma paresse crasse, j'ai pris le temps de déjeuner avec mes bonnes amies Hélène et Johanne qui m'ont gentiment rappelé, chacune à leur tour, le droit à la pause bien méritée, et ce sans

culpabilité.  

J'insiste: sans culpabilité.  

Ce sentiment empoisonne la vie.  

Évitons les poisons.

 

J'ai toutefois la nette impression que cet état est contagieux car, à la fin de cette semaine de ralentissement délicieux, mes filles et leurs cousines habitant la banlieue sont venues pour une tournée citadine montréalaise: Musée des Beaux-Arts section entrée libre, quartier chinois et ses beignets à la vapeur, friperie aux trouvailles surprenantes.  Le tout se concluant par un dodo chez matante et mononque, parce qu'il n'y a pas assez de place chez la cousine en chef, la première née du clan,

ma fille Hermance.  

 

En revenant de leur virée, remplies d'images et de saveurs, elles se sont toutes confortablement installées dans le lieu de la paresse extrême, donnant l'exemple à leur mère et à leur tante, sans la moindre trace de ce sentiment qui empoisonne toute vacance méritée.  

 

Bravo les filles!

 

 

À elles cinq, aux commandes de la plus vieille, une immense lasagne végétarienne à la viande-hachée-sans-viande s'est préparée hier soir suivi d'une pile de crêpes ce matin.  

Le tout avec vaisselle faite et plus rien qui traîne!  

 

 

 

 

La semaine de relâche se termine avec le brouhaha pétillant de ce merveilleux quintette de cousines

que j'ai eu beaucoup de plaisir à accueillir chez nous.  

 

Merci!  

 

La cueillette de beaux jours se termine en beauté.

 

Celle des petites choses.

Toutes petites.

Qui font la vie. 

 

Voilà!

 

 

Pour Christiane

 

© Texte et photos de Michelle Courchesne

 

 

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