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Les mots du dimanche

Par Michelle Courchesne

Quand l'amour était roi

  • michellecourchesne
  • 1 févr.
  • 2 min de lecture

Des mots

Des mots cocons

Des mots armures


Nouvelles protestations après la mort d’un second Américain tué à Minneapolis

Le Devoir, dimanche 25 janvier 2026


Protection de la fragilité du monde

Barrière anti vents contraires

Abri pour les coeurs effrayés


«Trop dangereux d’aller à l’hôpital»: un manifestant iranien témoigne Le Devoir, jeudi 22 janvier 2026


Réparation de la hargne banalisée

Larmes devant l'inaction

Larmes devenant rivière, devenant océan qui emporte les tyrans de la bêtise humaine


Ce que l’on sait de l’attaque américaine contre le Venezuela et la capture de Nicolás Maduro

Le Devoir, samedi 3 janvier 2026


Invocation de la bonté

Tentation de la colère

Tentative de vie


Hausse des homicides conjugaux au pays Il y a eu 81 femmes tuées par leur partenaire intime en 2024, selon les plus récentes données de Statistique Canada. Le Devoir, lundi 5 janvier 2026


Consolation de la misère noire

Refuge aux égaré.e.s

Carapace moelleuse malgré les froidures

Bouée de sauvetage lancée

Comme l'aurait fait l'amour

Lorsqu'il était roi.



En écoutant une reprise de l'émission radiophonique "Quand le jazz est là", de Stanley Péan, j'ai découvert Grégory Porter.


Ce gentil géant possède une voix grave dont la sensibilité, le vibrato et la force me remuent profondément. Compositeur fortement inspiré de Nat King Cole dont il considère le répertoire comme une inspiration à mieux vivre, Gregory Porter a remporté deux fois (2014 et 2017) le Grammy Award de meilleur album de jazz vocal.


Alors que son émission tire presqu'à sa fin, Stanley Péan nous fait tourner la voix de Porter dans une composition épurée portant le titre de: When love was king.


La pièce débute avec seulement le piano qui nous met dans une ambiance feutrée et introspective. Le timbre de Gregory Porter s'ajoute peu après, sorti du silence. Il nous chante moins qu'il nous raconte, presque:


Once was a kingdom, far far away

Love was the rule of the day

Nothing more nothing less

[...]

This is the story when love was king


"Il était une fois un royaume lointain/ où chaque jour régnait l'amour./ Rien de moins, rien de plus. [...] Voici l'histoire de quand l'amour était roi." (Traduction libre)


La chanson pourrait se terminer là. L'histoire de l'amour qui était roi aurait pu être égarée pour toujours mais, après une pause, la batterie se joint au piano et relance le conteur/chanteur. When love was king. Un peu plus loin, la contrebasse enlace. Les instruments soutiennent Gregory Porter, l'entourent de leurs résonances, frissonnent (Oh, la batterie de Emanuel Harrold!).


Juste pour ça.

Juste parce que, quelque part, un humain a écrit et interprété cette chanson, il me semble que l'effet papillon est possible.


Chaque fois que l'enfant déclare: "Le roi est nu".

Chaque fois qu'une mère descend dans la rue.

Chaque fois qu'un père nomme la violence.

Chaque fois qu'un être réclame la différence.

Juste pour ça.

L'amour est roi.


Composition et voix: Gregory Porter

Piano: Chip Crawford

Batterie: Emanuel Harrold

Contrebasse: Aaron James


À écouter jusqu'à la fin. À consommer sans prudence.



© Michelle Courchesne, texte.

1 commentaire


ginette.alarie11
02 févr.

Salut Michelle, merci pour ton mot, cela fait du bien à l'âme !

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