Quand l'amour était roi
- michellecourchesne
- 1 févr.
- 2 min de lecture
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Lorsqu'il était roi.
En écoutant une reprise de l'émission radiophonique "Quand le jazz est là", de Stanley Péan, j'ai découvert Grégory Porter.
Ce gentil géant possède une voix grave dont la sensibilité, le vibrato et la force me remuent profondément. Compositeur fortement inspiré de Nat King Cole dont il considère le répertoire comme une inspiration à mieux vivre, Gregory Porter a remporté deux fois (2014 et 2017) le Grammy Award de meilleur album de jazz vocal.
Alors que son émission tire presqu'à sa fin, Stanley Péan nous fait tourner la voix de Porter dans une composition épurée portant le titre de: When love was king.
La pièce débute avec seulement le piano qui nous met dans une ambiance feutrée et introspective. Le timbre de Gregory Porter s'ajoute peu après, sorti du silence. Il nous chante moins qu'il nous raconte, presque:
Once was a kingdom, far far away
Love was the rule of the day
Nothing more nothing less
[...]
This is the story when love was king
"Il était une fois un royaume lointain/ où chaque jour régnait l'amour./ Rien de moins, rien de plus. [...] Voici l'histoire de quand l'amour était roi." (Traduction libre)
La chanson pourrait se terminer là. L'histoire de l'amour qui était roi aurait pu être égarée pour toujours mais, après une pause, la batterie se joint au piano et relance le conteur/chanteur. When love was king. Un peu plus loin, la contrebasse enlace. Les instruments soutiennent Gregory Porter, l'entourent de leurs résonances, frissonnent (Oh, la batterie de Emanuel Harrold!).
Juste pour ça.
Juste parce que, quelque part, un humain a écrit et interprété cette chanson, il me semble que l'effet papillon est possible.
Chaque fois que l'enfant déclare: "Le roi est nu".
Chaque fois qu'une mère descend dans la rue.
Chaque fois qu'un père nomme la violence.
Chaque fois qu'un être réclame la différence.
Juste pour ça.
L'amour est roi.
Composition et voix: Gregory Porter
Piano: Chip Crawford
Batterie: Emanuel Harrold
Contrebasse: Aaron James
À écouter jusqu'à la fin. À consommer sans prudence.
© Michelle Courchesne, texte.
Salut Michelle, merci pour ton mot, cela fait du bien à l'âme !