Froid divers

Le soleil allonge les ombres jusqu'au fond du salon.  Il chatouille la boîte à courrier.  Ce n'est qu'à ce temps de l'année qu'il est capable d'une prouesse pareille.

 

 

J'ai atteint un cinquième âge palindrome cette semaine.  J'adore imaginer que ce sera une année à lire dans les deux sens, de gauche à droite et de droite à gauche, de l'intérieur vers l'extérieur et vice versa. Une année où je veux écrire et terminer ce roman qui attend patiemment que je fasse dérouler le tapis rouge de l'action et que j'appose le sceau garantissant son aboutissement: FIN.  C'est le mot que l'on ne veut pas voir en général parce qu'il signifie qu'on passe à autre chose, mais pour l'écrivain, c'est celui qui délivre.  Des livres.  

 

 

 

J'ai lâché le grand mot: "écrivain", écrivaine; auteur, auteure.  Les Académiciens se battent pour ne pas qu'apparaissent toutes ces féminisations.  J'ai toujours été pour la féministisation.  (J'invente un mot pour moi, pour vous, en cadeau de fête.)

 

En attendant le dernier mot, celui qui fait tourner la page et déboucher le mousseux de fierté, je tricote, je blogue, j'enseigne, je dors, je médite, je joue au Solitaire, je fais la sieste, je visite des amis, je reçois, je donne, j'évite, je lévite.  La fourmi redeviendra cigale lorsque la bise sera partie.

 

 

Photos: Michelle Courchesne

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